Syndrome de Reiter

Le syndrome de Reiter (RS) est le rhumatisme le plus fréquent chez les hommes jeunes et chez les femmes.

Comment se développe-t-il ?

Le syndrome de Reiter survient environ deux semaines après une infection génito-urinaire ou intestinale. Une arthrite infectieuse ou une arthrite réactive peut être provoquée par une culture matérielle de ces infections. On peut aussi l’attraper après une infection récente qui touche d’autres régions du corps. Dans la plupart des cas, l’infection génito-urinaire est la plus fréquente. Cette infection qui persiste, peut entrainer une arthrite qui endommage les membres inférieurs. Les membres inférieurs vont se déformer et devenir asymétrique. La déformation de ces membres entraine une forme asymétrique entre deux articulations tendineuses, communément appelée le tendon d’Achille. Le tendon d’Achille est une inflammation des orteils et est caractérisé par l’apparition de doigts du pied boudinés.

Quels sont les symptômes ?

Le syndrome peut provoquer une douleur dans la colonne vertébrale, les hanches ou des ligaments. Ces douleurs, même rares, permettent au médecin d’établir un diagnostic. Le patient peut avoir une arthrite du sternum, des côtes et des clavicules, dans les articulations de l’épaule. En général, il n’a pas de fièvre, et est en bonne santé. Mais parfois, au début de la maladie, l’infection peut compromettre la santé du patient. Une conjonctivite ou une uvéite peut précéder ou accompagner une crise d’articulation. Cette manifestation peut être tardive, suggérant une infection persistante. Lorsque l’uvéite n’est pas bien contrôlée, elle peut entrainer des troubles de vision irréversible. Des lésions de la peau peuvent se produire, à savoir le psoriasis, avec une apparition de plaques érythémateuses au coin de la bouche.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic clinique est caractérisé par la présence d’une infection récente à chlamydia trachomatis (CT), détectée au cours d’examens en laboratoire. Il est important qu’un urologue ou un gynécologue examine les patients pour évaluer l’ampleur de la maladie. Un examen gynécologique, suivi d’une confirmation médicale sont nécessaires. Chez l’homme, la présence d’un écoulement urétral peut être perçue et se produire. Toutefois, en cas de doute, un examen chronique de la prostate peut être effectué pour détecter l’infection, avant de continuer le traitement. Le problème se pose quand il n’y a pas d’une infection récente. Un patient peut être confronté à ces récentes infections, même sans symptômes. Le syndrome de Reiter se traduit par une infection récente, sans symptômes, secondaire à d’anciennes infections chroniques non diagnostiquées.

Comment est-il traité ?

Cette maladie se traite par des antibiotiques. L’infection intestinale est la plus fréquente, elle peut être récente, mais ne peut être à l’origine d’autres symptômes. L’utilisation des antibiotiques doit être prudemment suivie, pour une meilleure élimination des agents qui ont provoqué l’arthrite. La maladie peut évoluer vers une infection génitale, causée par la chlamydia trachomatis (CT). Les hommes ont des taches urétrales claires sur le gland ou le prépuce, avec suspicion clinique de prostatite confirmée par un examen urologique. Les femmes présentant des signes cliniques de la cystite, la cervicite ou une salpingite (des trompes de Fallope) facilitent le diagnostic du syndrome de Reiter, puisque le médecin se rapporte aux manifestations des infections articulaires. Le traitement antibiotique est immédiatement entrepris, avec un pronostic favorable même si le syndrome persiste au moins deux mois. Il est nécessaire de prescrire des antibiotiques pour les trois mois de bonnes affaires pour une élimination complète de la chlamydia trachomatis de l’appareil génital. L’urétrite chez les hommes ou la cervicite chez les femmes est liée à la chlamydia trachomatis. Toutefois, les manifestations cliniques sont retardées et passent souvent inaperçues. Et le patient ne peut pas rapporter les faits. Le médecin doit guider l’interrogatoire à cet égard. L’évolution de l’infection contribue à la chronicité comme la prostatite ou la salpingite. Ces faits conduisent souvent à la persistance du syndrome de Reiter, ce qui en fait un problème difficile chez certains patients qui souffrent et doivent suivre un traitement de plusieurs mois basé sur les analgésiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). L’indométhacine et la phénylbutazone sont les AINS utilisés. Cependant, l’utilisation est limitée en raison d’effets secondaires. Le patient peut cependant maintenir le régime de médicaments s’il le tolère. Si la douleur n’est pas grave, les analgésiques courants comme l’acétaminophène peuvent être utiles. Si les crises de douleur sont fréquentes, intenses et prolongées, des médicaments d’exception utilisés en rhumatologie tels que les corticostéroïdes oraux ainsi que les injections intramusculaires d’immunomodulateurs et d’immunosuppresseurs sont prescrits.

Les questions que vous pouvez poser à votre médecin

Quel est le but du traitement ?

Cette maladie n’a-t-elle pas de remède ?

Le traitement est-il unique ou à répéter ?

Existe-t-il des interactions avec d’autres médicaments que j’utilise ?

Quels sont les effets secondaires ?

Existe-t-il des problèmes avec l’obésité et l’alimentation ?

Quelle est l’importance de l’exercice et du repos ?

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