La leishmaniose viscérale

La leishmaniose est une zoonose, causée par des protozoaires issus d’animaux tels que les chiens et les rongeurs, mais aussi l’homme lui-même. La Leishmania chagasi est l’agent responsable de la leishmaniose viscérale, tandis que Le L. braziliensis est à l’origine de la forme cutanée.

Comment se transmet-elle ?

Il n’y a pas de transmission possible d’humain à humain. La transmission de la Leishmania est faite par la piqûre d’une mouche de type Lutzomia ou phlébotome. Ces phlébotomes, des insectes qui sucent le sang, appartiennent au groupe des diptères, c’est-à-dire du même groupe que les mouches, les moustiques et les moucherons. Les insectes mâles se nourrissent de sève de la plante, tandis que les femelles ont besoin de sang pour la maturation de leurs œufs. Ce sont donc les femelles qui sucent le sang et qui peuvent transmettre la maladie.

Période d’incubation

Le temps entre la piqûre de l’insecte et l’émergence des symptômes varie selon la forme clinique de la maladie, soit de quelques jours à quelques mois. L’apparition de la leishmaniose viscérale va de 6 semaines à 6 mois, et les lésions cutanées apparaissent des semaines après la piqûre du parasite. La réactivation d’une infection latente peut se produire chez les patients immunodéprimés.

Quels sont les symptômes ?

Leishmaniose cutanée – Elle se produit suite à la morsure des insectes parasites. Une tache rougeâtre ou une bosse formant une plaie aux bords relevés apparait et se multiplie localement. Les lésions sont généralement situées dans des zones exposées (visage et extrémités) les blessures peuvent être accompagnées de lésions satellites ou de morceaux de glandes enflées. Les lésions peuvent persister pendant des semaines, voire des années et laissent généralement une cicatrice permanente.

Leishmaniose cutanéo-muqueuse – Les lésions initiales de la peau peuvent se propager dans la muqueuse de la bouche ou du nez. Chez certains patients, il existe une formation d’ulcères conduisant à la défiguration, une infection secondaire et la perforation de la muqueuse, après une longue période de guérison des lésions cutanées.

Leishmaniose viscérale – Après la piqûre des parasites protozoaires, les cellules de défense se répartissent dans l’organisme et se concentrent dans la rate, le foie et la moelle osseuse. D’autres manifestations impliquant l’ensemble de l’organisme se présentent fréquemment : fièvre, perte de poids et d’appétit, croissance de nœuds dans la rate, le foie et les ganglions lymphatiques, anémie, changements dans les globules blancs, plaquettes, saignements et infections bactériennes. L’évolution de la maladie non traitée est presque toujours mortelle. En règle générale, la leishmaniose viscérale se réactive en cas d’infection à VIH concomitante ou d’autres maladies immunodéprimantes.

Comment est-elle diagnostiquée ?

Le diagnostic est confirmé par la démonstration de la présence du parasite dans les tissus du patient. En cas de leishmaniose viscérale les organes les plus touchés sont la rate, le foie et la moelle osseuse. Des tests de culture de sang peuvent éventuellement être positifs et des protozoaires peuvent être identifiés dans les frottis sanguins. La sérologie peut être « positif » chez les patients immunocompétents.

En résumé, le diagnostic est confirmé grâce à des tests de laboratoire :

A) Direct

Biopsie de la rate, ponction de la moelle osseuse et du sang (forme viscérale).

Biopsie de lésion (forme cutanée).

La culture de tissus.

B) Indirecte

Recherche d’anticorps (ELISA et d’immunofluorescence indirecte).

Réaction intraderme Monténégro (forme cutanée uniquement).

Traitement

Le traitement dans les formes cutanées avec une rémission spontanée des lésions se base sur l’administration de médicamenteux. Dans les formes cutanéo-muqueuses et viscérales, le traitement médicamenteux est indiqué en cas de désactivation ou de défiguration des blessures. Les médicaments utilisés sont l’amphotéricine B et le paromomycine pentamide. Le kétoconazole et l’itraconazole, parmi d’autres, sont également recommandés.

Prophylaxie

Les patients hospitalisés doivent bénéficier d’un soin particulier pour éviter l’exposition aux piqûres des insectes vecteurs de la maladie. La forme la plus efficace de prévention est la protection mécanique contre les piqûres d’insectes, en utilisant un insectifuge, des vêtements appropriés, des moustiquaires. Il faut éviter le contact avec les vecteurs dans des moments de grande activité des insectes, c’est-à-dire à l’aube et la nuit.

Mesures cliniques – Elles consistent au diagnostic précoce et au traitement. Toute personne présentant des lésions difficiles à guérir doit demander de l’aide médicale pour la réalisation d’un examen spécifique et, le cas échéant, pour le lancement d’un traitement.

Mesures éducatives – Les activités d’éducation sanitaire devraient être incluses dans l’ensemble des services développes pour la lutte contre la leishmaniose, avec l’implication effective des différentes équipes professionnelles et institutionnelles. Dans les zones à risque, il est suggéré un éventail de sécurité de 200-300 mètres entre les habitations et la forêt. Cela doit être bien planifié pour éviter les problèmes découlant d’un déséquilibre de l’environnement.

Mesures de lutte contre les vecteurs chimiques – Les mesures de contrôle de la maladie avec des insecticides à action résiduelle ne sont utiles si la transmission se produit dans l’environnement familial en peu de temps, soit en six mois ou moins.

Vaccins

Les vaccins préventifs et curatifs sont testés avec des résultats très encourageants.

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