La dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA

Les patients personnes âgées représentent 50 % des consultations ophtalmiques. Dans ce groupe d’âge, la réhabilitation visuelle est nécessaire et très enrichissante, car elle contribue de façon décisive à l’estime de soi souvent ébranlée par la diminution de l’activité sociale, de la capacité locomotrice, la perte de revenus, l’influence… A cela s’ajoutent la dépression et ses conséquences. Les rapports ophtalmologiques indiquent que chaque année, il y a environ 25 000 nouveaux cas de dégénérescence maculaire liée à l’âge(DMLA ou maculopathie liée à l’âge) avec néovascularisation en France. Aux États-Unis, une quinzaine de millions de personnes ont une déficience visuelle causée par la DMLA sous ses diverses formes, et l’apparition de 200 000 nouveaux cas par an est estimée. Les soins réalisés par l’American Academy of Ophthalmology ont démontré que parmi les 480 000 aveugles, 38 % avaient des problèmes de la rétine. La dégénérescence maculaire liée à l’âge est présente dans un quart de la population de plus de 75 ans.

Qu’est-ce que la dégénérescence maculaire ou DMLA ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est une atteinte oculaire, souvent liée au vieillissement. Sa cause est inconnue. Toutefois, une croissance anormale des vaisseaux sanguins sous la rétine, spécifiquement dans le tissu de la choroïde, est constatée. La macula est touchée, entraînant une perte progressive ou soudaine de la vision centrale. Cette situation est fréquente chez les personnes de plus de 55 ans atteintes de DMLA sous toutes ses formes. Plus de 25 % des patients de plus de 75 ans sont également concernés. L’absence de traitement approprié peut conduire à la cécité. Il est à noter que la choroïde (couche riche en vaisseaux sanguins et en cellules pigmentaires qui fonctionne comme la chambre noire d’un appareil photographique) se trouve entre la rétine et la sclérotique (couche mécanique de protection de l’œil ou blanc de l’œil).

Les formes de DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge se décline sous une forme humide et une forme sèche. La forme humide de la DMLA est caractérisée par la présence de néovascularisation sous-rétinienne résultant de la choroïde, qui peut être associée à un décollement de l’épithélium pigmentaire de la rétine. Des exsudats lipidiques, une hémorragie, une prolifération fibro-vasculaire, le détachement de l’épithélium sensoriel diffuse ainsi qu’un œdème maculaire cystoïde sont aussi présents. Les nouveaux vaisseaux formés au cours de la maladie sont impotents et permettent des fuites et des saignements. Ce qui compromet l’intégrité des parties de la rétine, de la macula et de la fovéa, altérant fortement la vision centrale. Les cas de DMLA humide les plus courants se caractérisent par une incapacité à lire (lire l’heure) ou à reconnaître les visages, même si une partie considérable de la vision périphérique est préservée. Entre 85 et 90 % des cas de DMLA de forme sèche évoluent plus lentement et sont plus douces. Tandis que 10 à 15 % des cas évoluent de façon plus agressive. Environ 90% des cas de cécité ou d’invalidité surviennent chez les sujet qui souffrent de la forme humide de la maladie.

Comme la maladie de la dégénérescence maculaire se manifeste-t-elle ?

Les formes cliniques de la DMLA peuvent présenter des signes typiques :

– la sécheresse, avec une réduction de l’acuité visuelle est lente, asymétrique et a manifestation maculaire pigmentaire.

– une exsudation – caractéristique de métamorphopsie (distorsion de l’image), qui diminue brutalement l’acuité visuelle. La macula peut être séreuse ou hémorragique.

– une cicatrice, qui baisse l’acuité visuelle et entraîne le un scotome central permanent (une anomalie du champ visuel et une diminution de la vision).

Comment le médecin va poser le diagnostic?

Le diagnostic est confirmé par une bio microscopie et une évaluation minutieuse de la macula (centre de la rétine qui est responsable de la vision détaillée) avec des lentilles de contact et divers tests oculaires angiographiques.

Les méthodes de traitement

Il existe aujourd’hui différentes options de traitement de la DMLA, telles que la photocoagulation au laser, la thérapie phot dynamique ou de rayonnement, la thermothérapie transpupillaire, la photocoagulation du vaisseau nourricier ou la chirurgie de translocation maculaire. Des médicaments anti-angiogéniques et angiostatiques peuvent également être préconisés par le médecin.

La photocoagulation au laser est recommandée sur les patients ayant des anomalies dans les vaisseaux perifovéaux et néovaisseaux. Ce traitement améliore l’acuité visuelle. La translocation maculaire est effectuée afin d’éliminer les complexes sous-rétinien fibrovasculaires et les saignements qui se produisent dans l’épithélium et au niveau des photorécepteurs pigmentaires rétiniens. Cette technique prévoit également une réhabilitation visuelle cohérente. L’utilisation des ressources électroniques et optiques pour la réhabilitation visuelle vise les patients atteints de maculopathie dégénérative. Elle s’applique à des cas de dégénérescence trophique (sec) ou dans les cas où des cicatrices maculaires ou des néovaisseaux ou des lésions anatomiques sont présentes, afin de maintenir une faible acuité visuelle. Le principe de base est l’utilisation de lentilles qui agrandissent l’image, permettant l’utilisation des zones extramaculares intactes. Les principales limites de ce traitement sont liées à l’élargissement et à la réduction du champ de vision l’image. La thérapie photodynamique (PDT) est l’une des avancées les plus intéressantes et les plus récentes dans le traitement de la néovascularisation choroïdienne et d’ailleurs prise en charge par les mutuelles spécifiques telles que vous pouvez le découvrir sur ce lien optique. Dans ce procédé, un colorant photosensible (vertéporfine) est administré par voie systémique et locale après activation par une laser à diode non-thermique de faible intensité à titre de composé activé par la lumière pour provoquer la libération de radicaux libres qui endommagent localement les cellules endothéliales responsables de la thrombose vasculaire (CNV). Cette thérapie peut stopper la croissance de la maladie et la rétine sous-jacente sera épargnée.

Les traitements associés

Pour obtenir de meilleurs résultats, le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge repose sur la combinaison de diverses ressources. La photothérapie dynamique est associée avec la thérapie anti-angiogénique, la thérapie par stéroïdes, la thermothérapie transpupillaire (TTT) par photocoagulation au laser à l’argon, la chirurgie maculaire ou translocation maculaire.