Comment gérer la migraine ?

La migraine n’est pas seulement un type de mal de tête. On sait depuis l’aube de l’humanité que c’ est un syndrome neurologique qui affecte une grande partie de la population du monde. Elle est caractérisée par la présence de douleurs récurrentes, unilatérales ou bilatérales à la tête, le caractère généralement pulsatile, avec une intensité modérée et sévère, précédée ou non de symptômes neurologiques focaux appelés « aura ». Elle est généralement accompagnée de nausées, de vomissements, d’une photophobie et d’une phonophobie. Les attaques peuvent durer de 4 à 72 heures. Certains symptômes prémonitoires peuvent apparaître plusieurs heures ou jours avant le mal de tête, dont le manque d’appétit, l’hyperactivité, la dépression nerveuse, l’irritabilité, les bâillements répétés, les troubles de la mémoire, les fringales pour des aliments spécifiques comme le chocolat et la somnolence. La douleur à la tête peut également être observée chez les enfants et être associée à la douleur récurrente abdominale, des vomissements cycliques, des étourdissements et des douleurs dans les jambes.

Comment évolue la migraine?

La nature de la migraine étant incertaine, il est considéré que la cause de la migraine est multifactorielle, avec une cause héréditaire bien définie. Des études montrent que les patients souffrant de migraine ont un déséquilibre des neurotransmetteurs dans le système vasculaire du trijumeau, qui est responsable de phénomènes douloureux liés à la face et au crâne. Les migraines peuvent être déclenchées par de nombreux facteurs, tels que le stress physique et émotionnel, certains aliments (alcool, fromage, vin rouge et saucisses), la privation ou l’excès de sommeil, les changements hormonaux soudains tels que les menstruations chez les femmes. Cependant, les déclencheurs doivent être individualisés pour chaque patient.

Comment le médecin fait-il le diagnostic ?

Le diagnostic de la migraine est clinique, avec l’histoire détaillée, l’examen physique complète et un examen neurologique. Finalement, les examens complémentaires (imagerie par résonance magnétique, électroencéphalogrammes…) peuvent être nécessaires lorsque par exemple, des maux de tête surviennent après 50 ans, ou quand il y a un changement dans l’examen neurologique, des antécédents de cancer, des maladies infectieuses , un historique du VIH, ou lors d’une apparition soudaine d’une grande intensité qui ne peut pas être soulagée par des analgésiques. Pour l’établissement d’un diagnostic de migraine, le patient doit subir au moins 5 attaques de maux de tête, d’intensité modérée ou sévère, à caractère pulsatile unilatérale, d’une durée de 4 à 72 h, accompagnée de nausées et de vomissements, d’une sensibilité à la lumière et au bruit qui est exacerbés par l’activité physique.

Comment la prévenir ?

Tout d’abord, l’individu doit chercher à établir les facteurs qui déclenchent des crises de maux de tête et ainsi les éviter autant que possible. La prise de médicaments est nécessaire à titre de traitement préventif des crises.

Quel est le traitement adéquat ?

Un diagnostic correct du type de mal de tête et un contrôle des facteurs prédisposants doivent être faits pour orienter le traitement. Des AINS utilisés pour le traitement curatif de la toxicomanie, ainsi que des médicaments de migraine spécifiques tels que les triptans, qui agissent sur les mécanismes responsables de l’apparition de la céphalée, sont prescrits. Un traitement médicamenteux préventif est préconisé s’il se produit trois crises ou plus par mois, ou si les crises sont très invalidantes, ou en cas de mauvaise réaction aux médicaments abortifs. Les médicaments tels que les antidépresseurs tricycliques qui soulagent la douleur et traitent la dépression, les bêta-bloquants et les anticonvulsivants peuvent être utilisés à faible dose. En complément au traitement médicamenteux, le médecin peut également indiquer le biofeedback et les techniques de relaxation, la thérapie cognitivo-comportementale, le régime alimentaire, la physiothérapie, la psychothérapie et l’acupuncture.