La maladie de Chagas

Il s’agit d’une maladie infectieuse causée par un parasite protozoaire appelé Trypanosoma cruzi. Elle a été découverte par le scientifique brésilien Carlos Chagas, qui y a associé son nom.

Quelles sont les causes ?

Le sang humain est contaminé par les Trypanosoma cruzi et les T. infestans suite à une blessure causée par les réduves, une sorte de punaises hématophages. Ces punaises se nourrissent du sang d’animaux infectés (bovins) ou d’autres humains contaminés. Il existe d’autres formes de contamination, notamment par voie in utero chez les femmes enceintes contaminées, par des transfusions sanguines ou des accidents dans les laboratoires où les professionnels de la santé se blessent avec des outils contaminés par du sang malade et des selles humaines infestées par les parasites.

Quels sont les symptômes ?

La maladie a une forme aiguë et une forme chronique. La zone piquée par le barbier devient rouge et durci, formant le chagome (furoncle au point de piqûre). Après une période d’incubation variable, de la fièvre, un enflement des ganglions lymphatiques dans tout le corps, gonflement du foie et de la rate, et une rougeur associée à de l’allergie de courte durée surviennent. A ce stade, dans les cas graves, une inflammation du cœur peut se produire, avec les modifications de l’ECG et l’augmentation du nombre de battements par minute. Dans les cas plus sévères, les symptômes de l’inflammation des couches de protection du cerveau (méningite) et de l’inflammation du cerveau (encéphalite) peuvent se produire. Des cas mortels sont rares, mais lorsqu’elles se produisent en raison de l’inflammation du cœur ou du cerveau. La maladie étant bénigne, les symptômes disparaissent après quelques semaines ou quelques mois, même en l’absence de traitement. La personne infectée peut rester de nombreuses années, voire toute une vie sans symptômes. Des tests de laboratoire permettent de détecter la présence du parasite dans le sang. Toutefois, le diagnostic est plus difficile malgré le nombre élevé d’anticorps indiquant une infection active. Dans la phase chronique de la maladie, les manifestations sont les maladies du muscle cardiaque caractérisées par des arythmies qui peuvent être fatales, la perte de capacité progressive du cœur à pomper le sang, provoquant des évanouissements. Le battement excessif du cœur induit son dysfonctionnement. D’autres symptômes peuvent se manifester dans l’œsophage et le gros intestin, entraînant des difficultés à avaler, un étouffement, la pneumonie d’aspiration, la constipation chronique et des douleurs abdominales. Plus récemment, l’association de la maladie de Chagas avec le SIDA ou d’autres états immunosuppresseurs a montré que les formes de rechute aiguë sévère étaient inconnues jusque-là, que le développement de symptômes neurologiques est lié à une inflammation des tissus qui recouvrent le cerveau (méningite).

Comment se fait le diagnostic ?

Un individu qui a évolué dans une zone endémique et qui présente des symptômes compatibles doit toujours éveiller les soupçons du médecin. Des tests sanguins sont initiés pour la détection des anticorps dirigés contre la Trypanosoma, afin de poser le diagnostic.

Quel est le traitement adéquat ?

Le médicament utilisé est le benznidazol, qui est un médicament très toxique, surtout si le traitement dure trois à quatre mois. Son utilisation est prouvée être bénéfique dans la phase aiguë. Dans la phase chronique, le traitement est dirigé vers les manifestations. La diminution de la capacité de travail du cœur est traitée. Certains cas peuvent imposer la nécessité d’une transplantation.

Comment la prévenir ?

Fondamentalement, l’élimination du vecteur, le barbier, grâce à des mesures qui l’éloigneraient de l’homme, telles que la construction d’un meilleur logement, permet de prévenir la maladie.

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