Syphilis

C’est une maladie infectieuse chronique, causée par une bactérie appelée Treponema pallidum, acquise dans la plupart des cas par un contact sexuel avec une personne infectée. Si elle n’est pas traitée, la maladie progresse et présente des manifestations chroniques et systémiques, à travers diverses parties du corps. Son degré de progression peut être conséquent et endommager sévèrement le corps. La maladie se divise en trois étapes bien distinctes : primaire, secondaire et tertiaire. Pendant les deux premières étapes, les symptômes examinés sont transmissibles, et la maladie peut être caractérisée par de graves infections. Après une longue période de latence, une personne malade peut ne pas présenter de symptômes et rien ressentir, et montre une guérison apparente sur les lésions initiales, même sans être traitée. Après cette phase initiale, il se peut que la capacité de transmission de la maladie décroisse. Dans certains cas, d’autres maladies touchant le coeur, le cerveau et pratiquement d’autres organes du corps peuvent se manifester.

Comment acquérir la maladie ?

Une personne peut acquérir la syphilis par un contact sexuel. Une femme enceinte infectée peut transmettre la maladie au fœtus par voie intra-utérine. La syphilis peut aussi s’acquérir par le contact étroit avec une lésion active contenant la bactérie Treponema, une transfusion sanguine ou un dérivé. Les personnels de santé peuvent aussi attraper la maladie par une inoculation directe ou accidentelle. Dans la majorité des cas, la transmission se fait par des rapports non protégés.

Quels sont les symptômes ?

Les premières manifestations apparaissent après une période d’incubation allant de 3 à 90 jours, mais d’une durée moyenne de 21 jours. La maladie présente trois phases bien distinctes, avec des manifestations caractéristiques à chaque période. Elle est asymptomatique entre la première et la deuxième phase et des symptômes apparaissent avec la troisième phase. Durant la phase primaire, les lésions touchent généralement les organes génitaux et peuvent progresser en tumeurs. Les lésions cutanées sont profondes et douloureuses. La maladie peut également se manifester de façon fréquente chez les personnes dont l’immunité est compromise et chez les patients atteints du SIDA. Ces lésions sont très variables et souvent atypiques. Les patients présentant des lésions sur les organes génitaux doivent subir un examen médical. Les médecins peuvent détecter des lympho-adénomégalies (bubons) dans l’aine, concomitantes avec les lésions primaires. Ces lésions cancéreuses prennent en moyenne 3-6 semaines pour guérir et ne laissent pas de traces.

La phase secondaire survient 4 à 8 semaines après l’apparition du cancer, avec la présence de lésions, dont les plus courantes sont les tréponèmes. La personne infectée présente des symptômes tels qu’un malaise, une fièvre, des maux de tête, des maux de gorge, une perte d’appétit et de poids, et dans de nombreux cas, l’apparition de bubons sur tout le corps. Dans 80 % des cas, les lésions affectent toute la surface du corps, excepté le visage. Mais, elles peuvent se produire sur les lèvres et endommager les pieds et les plantes. Une prolifération bactérienne dans tout le corps est possible. Les symptômes peuvent varier selon le degré de déficience de l’organe. La maladie peut compromettre le cerveau, les reins, le foie, l’intestin, les yeux, les os, les tendons, le cartilage et les articulations. Durant cette phase, les symptômes sont confondus avec un grand nombre de maladies. Avec un test de diagnostic positif dans 99 % des cas, le malade peut avoir une syphilis latente. Le patient peut se demander comment la maladie évolue et comment elle peut évoluer vers la phase tertiaire sans symptômes.

Dans cette phase, les symptômes peuvent subsister et être très contagieux, en particulier chez les femmes, dans le cas d’une transmission intra-utérine au fœtus. La maladie peut toucher la personne indéfiniment et durer toute une vie. Cette phase tertiaire est une phase d’inflammation chronique, progressive et lente, avec des symptômes destructeurs qui rendent invalides les organes touchés. Dans le cas où le cerveau est touché, un neurosyphilis se manifeste et provoque une méningite, une paralysie ou une dépréciation des vaisseaux cérébraux entraînant des blocages des artères, avec des symptômes de thrombose ou d’AVC. Cette complication peut aussi compromettre les os et conduire à la perte du réflexe et de la sensibilité des membres, avec une détérioration progressive du contrôle du sphincter et de la capacité de marcher. Des symptômes neurologiques sont très conséquents et liés à d’autres sensibilités telles que les maux d’estomac, les douleurs des membres et même la cécité. Des problèmes cardiovasculaires peuvent aussi se produire, en cas de déficience des valves cardiaques (sténose de régurgitation) et des gros vaisseaux, principalement l’aorte, conduisant à l’anévrisme. Des symptômes tels que l’essoufflement et la fatigue peuvent être des signes de la maladie.

Comment se fait le diagnostic ?

Cette maladie peut ressembler à beaucoup d’autres. Le diagnostic se base surtout sur une suspicion clinique. Le plus souvent, ce soupçon est dû aux formes de contamination évaluées par le médecin sur le malade, en particulier sur son sexe, sur les symptômes des lésions génitales et les manifestations de la peau. Le diagnostic d’autres maladies sexuellement transmissibles telles que le sida et la gonorrhée oblige le malade à passer des tests détectant la syphilis. Après une suspicion clinique, le médecin a deux façons de confirmer le diagnostic : la détection des bactéries sur des lésions et la détection d’anticorps anti-Treponema dans le sang.

Quel est le traitement adéquat ?

L’antibiotique est le médicament le plus approprié pour traiter les infections provoquées par le Treponema pallidum. Le plus ancien et le plus abordable est la pénicilline. Le traitement semble être très facile, avec un coût moindre. Le plus gros problème reste le diagnostic, puisque la maladie peut être confondue avec d’autres maladies.

Comment la prévenir ?

Il n’y a aucune perspective de développement d’un vaccin. La prévention réside sur l’initiation à la santé afin de suspecter et diagnostiquer plutôt la maladie. L’éducation sexuelle par l’utilisation des préservatifs est aussi une arme pratique pour combattre la maladie.

Les questions que vous pouvez poser à votre médecin

A qui dois-je m’adresser ou qui dois-je contacter pour faire des tests ?

Comment savoir si je suis malade ?

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