syndrome néphrotique

Le syndrome néphrotique n’est pas une maladie, mais un ensemble de signes et de symptômes. Il se produit chez les patients qui ont une protéinurie de masse. La protéinurie a toujours lieu suite à des changements de causes diverses dans le filtre glomérulaire. Le syndrome est une forme de présentation de diverses maladies rénales qui se manifestent par un œdème généralisé et de la protéinurie massive, supérieure à 0,10 g/kg ou 3,5 g/1,73 m. D’un point de vue clinique, il est facile de caractériser un patient néphrotique par un œdème grave, mais le diagnostic de la cause est parfois difficile.

Comment se développe-t-elle?

Le mode d’apparition est lent et l’œdème s’installe lentement. Il commence sur les jambes et des paupières et se généralise dans tout le corps. Environ 60 g de protéine passe par le filtre de glomérulaire du rein au quotidien, mais seulement 0,15 g sont excrétés dans l’urine, et le maximum que le rein peut excréter dans l’urine de 24 h est de 40 g. Le foie adulte produit 12 à 14 g de protéines, une quantité journalière limitée par l’âge, la santé du foie et de la nutrition. Si le rein perd plus de 7 g/jour dans l’urine, la production journalière ne suffit pas à maintenir normalement l’albumine de sérum sanguin (3,5 à 4,0 g), ce qui entraîne l’hypoalbuminémie. La protéinurie rénale ou le syndrome néphrotique massif se produit lorsque la perte est supérieure à 0,10 g/kg de poids corporel. Avec cette perte d’albumine, vient une baisse significative de l’albumine dans le sang. A un taux inférieur à 2 g, l’hypoalbuminémie diminue la puissance de protéines plasmatiques. Le fluide à l’intérieur du vaisseau sanguin (puissance oncotique) n’est plus en mesure de maintenir la circulation sanguine et, par conséquent, il infiltre les tissus et entraine la formation d’œdème. En général, cet œdème est intense et généralisée, peut survenir dans l’abdomen (ascite) et dans la plèvre (épanchement pleural). Une carence en albumine entraîne d’autres changements métaboliques. L’albumine du sang est le chargeur de calcium et de l’iode, c’est pourquoi avec la chute de l’albumine, la réduction de calcium ou hypocalcémie se produit. La même chose se produit avec l’iode et l’hormone thyroïdienne. La baisse de l’albumine réduit la protection de substrats nécessaires à la fabrication d’agents anticoagulants. La réduction des d’agents anticoagulants favorise la thrombose veineuse, une complication grave du syndrome néphrotique. En l’absence d’albumine, l’augmentation des lipoprotéines, des graisses liés aux protéines, se produit. Les lipoprotéines sont envoyées dans le sang, induisant l’apparition de l’hypercholestérolémie. Ainsi, les différentes formes du syndrome néphrotique incluent la protéinurie massive, l’hypoalbuminémie, l’œdème généralisé, l’hypercholestérolémie, la thrombose et l’hypocalcémie.

Comment se fait le diagnostic ?

Le patient se présente avec un œdème généralisé et une diminution du volume d’urine. Dans l’urine de 24 h, les protéines anormales sont toujours supérieures à 0,10 g/kg de poids corporel. Dans le sang, l’albumine est très faible et le taux de cholestérol élevé. Une fois le diagnostic du syndrome néphrotique établi, le médecin devrait faire un effort pour trouver la cause. Les maladies qui causent des lésions rénales sont d’origine inflammatoire, infectieuse, dégénérative, obstructive, congénitale et néoplasique. Les principales causes du syndrome néphrotique sont la glomérulonéphrite, la schistosomiase, la toxoplasmose, le paludisme, le sida, l’hépatite B, le diabète sucré, la thrombose de la veine rénale, les médicaments (mercure, or, allopurinol, lithium), le cancer (côlon, mélanome, myélome) et l’hérédité. Des tests tels que la ponction ou la biopsie visent à trouver la cause de dommages aux reins, à préciser le type, l’intensité et la cause du dommage glomérulaire.

Quel est le traitement adéquat ?

Tous les traitements, quelles que soient les causes, visent à réduire ou à éliminer la perte anormale de protéines urinaires. Avec cette mesure, le taux d’albumine dans le sang se normalise et l’œdème disparaît. Le traitement spécifique dépend de la cause du syndrome néphrotique. Des stéroïdes, des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des antibiotiques et des immunosuppresseurs peuvent être utilisés. Éventuellement, une intervention chirurgicale est recommandée pour le traitement de l’obstruction veineuse ou une malignité Traiter les complications telles que l’hypocalcémie, l’hyperlipémie, les troubles de la coagulation (thrombose veineuse) et la malnutrition est toujours très important.

Les questions que vous pouvez poser à votre médecin

Vais-je toujours rester avec l’œdème ?

Le gonflement peut-il revenir ?

Le gonflement peut-il s’étendre à tout le corps ?

Manger de sel est-il nuisible ?

L’alimentation est-elle importante ?